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Maroc–Zambie (J3 CAN 2025) : équilibre retrouvé, pressing à sécuriser, et urgence de “switcher” plus vite

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  • Post last modified:December 30, 2025
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Le Maroc a abordé la troisième journée avec une pression claire : confirmer, tout en continuant à construire. Face à la Zambie, l’équipe affiche des signaux positifs dans l’équilibre et l’occupation des couloirs, mais laisse aussi apparaître des fragilités sur des détails que la CAN ne pardonne pas. L’enjeu ne se limite pas au résultat : il s’agit d’installer des repères. Dans ce match, le duo de côté et l’animation sans ballon racontent déjà beaucoup sur la suite du tournoi.

Un onze ajusté : des choix qui changent le profil plus que l’idée

Le Maroc aligne une composition avec plusieurs ajustements qui modifient les relations sur les côtés. L’idée reste la même : contrôler, imposer le rythme, et presser haut par séquences. Mais les profils choisis changent la manière d’y arriver. Certains joueurs apportent davantage de largeur, d’autres préfèrent rentrer à l’intérieur. Le match sert donc de laboratoire : la structure est là, mais la façon de l’activer varie selon les profils.

Le côté droit/gauche : quand la complémentarité crée l’équilibre

L’un des enseignements du match tient dans la complémentarité sur un couloir : quand un latéral aime rentrer à l’intérieur, il faut un relais capable d’ouvrir le terrain. Le Maroc a trouvé des séquences plus cohérentes grâce à des mouvements simples : largeur, soutien, occupation de la zone 2. Cette logique soulage le créateur, rend les sorties plus propres, et évite que l’équipe devienne prévisible. À ce niveau, la relation entre deux joueurs peut valoir un plan tactique.

Pressing : l’intention est bonne, la couverture doit devenir automatique

Le Maroc presse, récupère, et met l’adversaire sous contrainte sur certaines phases. Mais la Zambie profite aussi de moments où la couverture est imparfaite : un joueur a le temps, l’équipe se désorganise, et le renversement devient une arme. Ce n’est pas un problème d’intensité, mais de coordination. En phase finale, ces secondes offertes deviennent des occasions concédées. La solution passe par des responsabilités claires : qui sort, qui couvre, qui ferme la passe.

Switch, vitesse, verticalité : l’amélioration prioritaire

Le match rappelle une évidence : l’overload n’a de valeur que si l’équipe sait renverser rapidement. Le Maroc crée des densités d’un côté, mais manque encore de renversements rapides au sol pour punir l’adversaire quand il coulisse. L’objectif est simple : accélérer avant que le bloc ne se referme. Sans cela, l’équipe s’expose à des attaques longues, moins tranchantes, et dépendantes d’un exploit individuel.

Ce que le Maroc doit verrouiller avant les matchs à élimination

La CAN se gagne avec des détails : des couloirs équilibrés, un pressing “propre”, et une capacité à changer le tempo. Le Maroc possède déjà la base technique et l’intention. Reste à stabiliser les repères collectifs : couverture dans le pressing, renversements, et automatisme dans les relations sur les côtés. En clarifiant ces points, l’équipe peut passer d’une domination “visible” à une domination “efficace”.

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