Dans cet épisode de “Radar ssimana”, nous revenons sur la victoire précieuse du Maroc face aux Émirats, synonyme de qualification en finale de la Coupe arabe. Au-delà du score, l’analyse se concentre sur les choix tactiques, les ajustements en cours de match et les axes d’amélioration avant d’affronter la Jordanie. L’épisode élargit ensuite le cadre vers l’Europe, avec un coup d’œil sur une Premier League plus serrée que jamais et une Liga toujours dominée par le duel Barça–Real. Enfin, la discussion se projette vers la CAN 2025 organisée au Maroc, entre attentes populaires, responsabilités sportives et gestion du “casting” des joueurs. Cet article reprend et structure ces idées pour offrir une vision globale de l’actualité footballistique vue depuis le prisme de l’ADN du football.
1 – Maroc–Émirats : une demi-finale maîtrisée mais imparfaite
Le premier axe de l’article concerne la demi-finale contre les Émirats. Sur le plan du contexte, il s’agissait d’un adversaire solide, déjà vainqueur de l’Algérie, ce qui rendait le match piégeux sur le papier. Tactiquement, le Maroc a cherché à imposer son rythme en construisant depuis l’arrière et en utilisant les couloirs pour étirer le bloc adverse. Les Émiratis ont cependant réussi à verrouiller le cœur du jeu en concentrant le combat au milieu de terrain, obligeant les Marocains à beaucoup courir et à s’user physiquement. Les changements opérés en seconde période ont apporté du dynamisme, sans transformer la rencontre en démonstration. Au final, la qualification est logique mais souligne encore certaines limites dans la gestion des temps faibles et dans la capacité à créer des occasions franches contre une équipe bien organisée.
2 – Une finale contre la Jordanie sous le signe du défi tactique
La finale annoncée face à la Jordanie se présente comme un casse-tête tactique. Sous la houlette de Jamal Sellami, la sélection jordanienne est réputée pour son bloc bas compact et ses transitions rapides, un profil d’adversaire souvent compliqué pour une équipe qui doit faire le jeu. Pour le staff marocain, la question centrale sera de savoir comment ouvrir ce bloc sans s’exposer aux contres. Cela implique des profils capables de trouver le dernier geste, de jouer entre les lignes et de faire la différence dans les vingt derniers mètres. Les erreurs de casting, que ce soit dans la sélection des attaquants ou dans l’équilibre milieu–défense, pourraient se payer cash. Cette finale sera donc un test grandeur nature sur la maturité tactique du groupe et sa capacité à gérer un match où la patience et la lucidité primeront autant que le talent.
3 – Premier League : un haut de tableau aussi dense que spectaculaire
La troisième partie se penche sur la Premier League, qui offre une bataille intense pour les places européennes. Arsenal conserve la tête du championnat mais dans la douleur, comme l’a montré la victoire arrachée face à Wolves après un match longtemps bloqué. Derrière, Manchester City reste en embuscade, fidèle à sa réputation de machine à gagner capable de combler n’importe quel retard. Aston Villa, Liverpool, Manchester United et Chelsea composent un peloton où chaque faux pas peut faire perdre plusieurs places. Le cas de United est particulièrement intéressant : offensivement attractif, mais miné par des blessures et des approximations défensives. Ce haut de tableau resserré, avec parfois seulement quelques points d’écart entre le 4e et le 12e, illustre une ligue où l’intensité, l’usure mentale et la profondeur de banc vont décider de la hiérarchie finale.
4 – Liga : duel Barça–Real et fragilités sous-jacentes
En Liga, l’attention se focalise naturellement sur le duel Barça–Real, même si d’autres clubs comme l’Atlético ou le Betis restent des acteurs importants. Barcelone semble avoir retrouvé une forme de continuité en enchaînant des victoires serrées, comme celle contre Osasuna, malgré une finition parfois défaillante. Real Madrid, guidé par des stars comme Bellingham, Mbappé ou Vinicius, s’en remet encore beaucoup aux éclairs individuels, ce qui révèle une difficulté persistante à désosser les blocs bas par le jeu collectif. Les problèmes du Real ne se limitent pas à l’entraîneur : certains profils de joueurs et des déséquilibres dans la construction de l’effectif pèsent sur la fluidité du projet. L’Atlético, malgré un effectif de qualité, peine à convertir son potentiel en titre, tandis que le Betis séduit par le jeu mais bute sur l’inconstance. La Liga demeure donc une compétition où le prestige ne suffit plus, et où les détails structurels font la différence.
5 – CAN 2025 au Maroc : entre pression populaire et gestion du casting
Le dernier axe de l’article est tourné vers l’avenir proche : la CAN 2025 au Maroc. Organiser une telle compétition à domicile crée une attente énorme, surtout pour une génération de supporters qui n’a jamais vu le Maroc soulever le trophée continental. L’épisode insiste sur le fait que l’objectif n’est pas de demander au sélectionneur des miracles tactiques, mais d’éviter les erreurs de casting : mauvais choix de profils, déséquilibre entre secteurs, gestion discutable des leaders. Au-delà de l’aspect purement sportif, la CAN à la maison est aussi une question d’émotion, de gestion de la pression et d’opportunité historique. Le public voudra du jeu, mais acceptera un football pragmatique si le trophée est au bout. Le défi pour le staff sera de conjuguer identité de jeu, efficacité et gestion des ego, afin de transformer cette CAN en moment fondateur plutôt qu’en nouvelle frustration.
